Le droit immobilier domine sans conteste le paysage juridique marrakchi. Le boom immobilier que connaît la ville depuis le début des années 2000 a créé une demande soutenue pour des avocats capables d'accompagner les transactions complexes : acquisition de riads dans la médina classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, achat de terrains pour des projets de villas ou d'hôtels dans la palmeraie, montage de sociétés civiles immobilières (SCI) pour structurer des investissements étrangers. La question du statut foncier est particulièrement sensible à Marrakech, où coexistent des régimes de propriété melk (privée), habous (biens de mainmorte) et collectifs, chacun avec ses règles propres de transaction et d'immatriculation.
Les avocats spécialisés en immobilier à Marrakech interviennent à chaque étape : vérification du titre foncier, audit juridique du bien, rédaction et négociation des compromis de vente, accompagnement devant le conservateur foncier, et résolution des litiges de copropriété ou de voisinage qui ne manquent pas de surgir dans le tissu urbain dense de la médina. La rénovation de riads, soumise à des contraintes patrimoniales strictes, génère elle aussi un contentieux spécifique que seul un praticien local maîtrise véritablement.
Le droit des étrangers constitue le deuxième pilier de la pratique juridique à Marrakech. La ville attire chaque année des milliers de ressortissants étrangers — européens en tête — qui souhaitent s'y installer durablement, y créer une entreprise ou y acquérir un bien. Les démarches administratives liées à l'obtention d'un titre de séjour, la création d'une société par un non-résident, le régime fiscal applicable aux revenus de source marocaine perçus par des étrangers, ou encore les questions de droit de la famille international (mariage mixte, divorce, garde d'enfants) nécessitent une expertise pointue à la croisée du droit marocain et du droit international privé.
Le droit des affaires et le droit du tourisme forment un troisième axe majeur. Marrakech est un écosystème entrepreneurial dynamique, porté par l'hôtellerie, la restauration, l'événementiel et les activités de loisirs. Les avocats d'affaires y traitent des constitutions de sociétés, des partenariats entre investisseurs locaux et étrangers, des contrats de gestion hôtelière, du droit du travail appliqué au secteur touristique et des problématiques de propriété intellectuelle liées aux marques et enseignes. Les contentieux commerciaux, notamment les litiges entre associés ou les impayés de fournisseurs, alimentent également une part importante de l'activité des cabinets.
Au-delà de ces trois piliers, d'autres domaines sont également sollicités : le droit de la famille (divorces, successions, kafala), le droit pénal, le droit fiscal et le droit administratif, notamment pour les autorisations d'urbanisme et les recours contre les décisions des autorités locales.