Le contrat de vente est régi par les articles 478 à 717 du DOC. Sa formation suppose l'accord sur la chose et le prix. Pour les ventes immobilières, l'écrit notarié ou adoulaire est exigé, ainsi que l'inscription à la Conservation foncière pour les immeubles immatriculés. La garantie d'éviction et la garantie des vices cachés sont d'ordre public — leur exclusion totale n'est pas valable.
Le contrat de bail (loyer d'habitation, bail commercial, bail rural) obéit à des règles spécifiques selon la nature du local. Le bail commercial relève de la Loi 49-16 sur les baux commerciaux, qui consacre le droit au renouvellement et l'indemnité d'éviction. Le bail d'habitation à usage de logement est encadré par la Loi 67-12. La rédaction de la clause de durée, de la révision du loyer et des conditions de résiliation est cruciale.
Les contrats commerciaux — distribution, franchise, agence commerciale, prestation de services, partenariat — combinent les règles du DOC avec celles du Code de commerce. La Loi 53-95 sur l'agence commerciale, par exemple, accorde à l'agent une indemnité de cessation de contrat dans certaines hypothèses. Les contrats de franchise nécessitent un document d'information précontractuelle. Les contrats de distribution exclusive doivent respecter le droit de la concurrence.
Les contrats internationaux soulèvent des problématiques spécifiques : choix de la loi applicable, juridiction compétente ou clause d'arbitrage, langue du contrat, formalités de change. Le Maroc est partie à la Convention de Vienne sur la vente internationale de marchandises (CVIM) depuis 2019 — une évolution majeure pour les exportateurs et importateurs. L'arbitrage international, encadré par la Loi 95-17, est de plus en plus utilisé pour les litiges transfrontaliers.