Le droit des affaires domine sans surprise le paysage juridique casablancais. En tant que capitale économique du Maroc, Casablanca est le terrain naturel des opérations de fusion-acquisition, de constitution de sociétés, de négociation de contrats commerciaux et de restructuration d'entreprises. Les cabinets d'avocats d'affaires de la ville, dont certains comptent plusieurs dizaines de collaborateurs, interviennent tant auprès des grands groupes marocains que des investisseurs étrangers. Le droit des sociétés, le droit fiscal et le droit de la concurrence forment le socle de cette pratique.
L'immobilier est un autre secteur majeur. Le marché immobilier casablancais, porté par l'expansion urbaine continue de la métropole et par des projets d'envergure comme Casablanca Finance City ou l'aménagement de la corniche, génère un volume considérable de transactions et, inévitablement, de contentieux. Les questions de copropriété, de vente en l'état futur d'achèvement (VEFA), de baux commerciaux et de litiges fonciers alimentent une part significative de l'activité des avocats casablancais. La complexité du régime foncier marocain, avec la coexistence de titres fonciers immatriculés et de terrains non titrés (melkia), rend le recours à un avocat spécialisé particulièrement judicieux.
Le droit bancaire et financier occupe une place de premier plan à Casablanca, siège de Bank Al-Maghrib, de la Bourse de Casablanca et de la quasi-totalité des établissements bancaires du pays. Les litiges relatifs aux crédits, aux garanties bancaires, au recouvrement de créances et à la réglementation financière constituent une part croissante des affaires traitées par les avocats de la ville. Avec le développement des fintechs et de la finance participative, de nouveaux champs de compétence s'ouvrent également.
Il ne faut pas négliger les autres domaines très actifs : le droit du travail, dans une ville qui concentre l'essentiel de la main-d'oeuvre industrielle et tertiaire du pays ; le droit pénal des affaires, en lien avec les questions de fraude, d'abus de biens sociaux ou de blanchiment ; et le droit de la famille, qui représente un volume important d'affaires devant les tribunaux casablancais, notamment pour les divorces, la garde des enfants et les successions.