- société locataire retenue source loyer
- Une société qui paie un loyer à un propriétaire personne physique entre en principe dans le champ de l’article 160 bis du CGI.
- association locataire retenue loyer
- Une association dotée de la personnalité morale doit vérifier la retenue lorsqu’elle loue un local auprès d’une personne physique.
- particulier locataire retenue source
- Le particulier qui loue un logement pour son usage privé ne retient normalement aucun impôt sur le loyer.
- profession libérale retenue source loyer
- Le professionnel personne physique est notamment concerné lorsqu’il relève du résultat net réel ou du résultat net simplifié.
- auto-entrepreneur retenue source loyer
- Le régime de l’auto-entrepreneur ne doit pas être assimilé automatiquement au RNR ou au RNS.
- loyer versé à une société
- Aucune retenue d’IR foncier n’est normalement opérée lorsque le bailleur est une société effectivement soumise à l’IS.
- option paiement spontané revenus fonciers
- Le propriétaire ayant valablement exercé l’option prévue par le CGI doit remettre au locataire le justificatif fiscal exigé.
L’article 160 bis du CGI place l’obligation sur le locataire qui paie ou met le loyer à disposition, et non sur le propriétaire qui l’encaisse. Sont notamment concernées les personnes morales de droit public ou privé : SARL, SA, associations, fondations, coopératives, établissements publics et autres organismes dotés de la personnalité morale. Une association qui loue un bureau à une personne physique doit donc examiner la retenue comme le ferait une société commerciale. Son absence de but lucratif ne suffit pas à l’écarter du champ du texte.
Certaines personnes physiques professionnelles sont également visées lorsqu’elles déterminent leurs revenus professionnels selon le régime du résultat net réel ou du résultat net simplifié. C’est souvent le cas d’un médecin, d’un avocat, d’un architecte, d’un pharmacien ou d’un commerçant qui loue son local à une personne physique. La seule inscription à la taxe professionnelle ne donne pourtant pas la réponse. Il faut vérifier le régime fiscal effectivement déclaré par le locataire pour l’année du paiement, idéalement au moyen de documents fiscaux conservés avec le bail.
Un particulier qui loue un appartement pour y habiter ne pratique normalement aucune retenue. Il verse le loyer prévu au propriétaire, lequel déclare lui-même son revenu foncier. La réponse diffère aussi lorsque le bailleur est une société effectivement soumise à l’impôt sur les sociétés : le loyer constitue alors un produit de la société, et non un revenu foncier d’une personne physique relevant de l’article 160 bis. Une attestation fiscale récente évite de décider uniquement à partir du nom figurant sur le compte bancaire.
Le propriétaire personne physique peut, sous les conditions prévues par le CGI, opter pour le paiement spontané de l’impôt correspondant à ses revenus fonciers. Il doit communiquer au locataire le récépissé, l’attestation ou le document admis par la DGI pour justifier cette option. Une clause du bail indiquant simplement que « le propriétaire supporte tous les impôts » ne remplace pas cette formalité fiscale. Tant qu’aucune preuve régulière n’est produite, le locataire professionnel prend un risque en versant systématiquement 100 % du loyer.
Avant le premier règlement, le locataire doit identifier le bénéficiaire réel, son identifiant fiscal, son adresse, sa résidence fiscale et son régime d’imposition. Pour une SCI, il faut demander les statuts, les options éventuelles et une preuve de traitement fiscal. Pour une indivision, chaque quote-part et chaque bénéficiaire doivent être documentés. En pratique, beaucoup de rappels viennent de fiches fournisseurs incomplètes, où figurent seulement un nom et un RIB sans pièce permettant de savoir si le loyer revient à une personne physique, à une indivision ou à une société soumise à l’IS.