- calcul SMIG mensuel 191 heures
- Le taux de 17,92 DH multiplié par 191 correspond à environ 3 422,72 DH brut en 2026.
- calcul SMIG horaire Maroc
- Le minimum brut correspond aux heures normales rémunérables multipliées par le taux légal de la période.
- SMIG brut net Maroc
- Le salaire net dépend des cotisations CNSS, de l’AMO, de l’IR éventuel et des autres retenues légalement justifiées.
- cotisation CNSS salarié 4,48 %
- Le taux de 4,48 % couvre les prestations sociales à court et long terme sur une assiette plafonnée à 6 000 DH par mois.
- cotisation AMO salarié 2,26 %
- L’AMO salariale est généralement calculée au taux de 2,26 % sur son assiette propre, sans utiliser le plafond CNSS de 6 000 DH.
- IR sur le SMIG Maroc
- Depuis 2025, la première tranche annuelle du barème de l’IR est exonérée jusqu’à 40 000 DH de revenu net imposable.
- repas logement déduits du SMIG
- Une déduction doit avoir un fondement licite, être évaluée de manière vérifiable et apparaître distinctement sur la paie.
Le calcul de base consiste à multiplier le taux légal par les heures normales rémunérables. En 2025, 180 heures correspondaient à 3 078 DH brut, soit 180 × 17,10 DH. En 2026, les mêmes 180 heures donnent 3 225,60 DH, soit 180 × 17,92 DH. Pour une mensualisation fondée sur la moyenne de 191 heures, le résultat indicatif est de 3 422,72 DH brut en 2026. Les heures supplémentaires, la prime d’ancienneté, les primes contractuelles et les avantages plus favorables sont ensuite ajoutés selon leur régime propre.
La référence de 191 heures ne permet pas de réduire arbitrairement le salaire d’un salarié mensualisé lorsqu’un mois comporte moins de jours ouvrables. L’article 184 du Code du travail fixe à 2 288 heures la durée normale annuelle dans les activités non agricoles, avec une répartition qui doit respecter les limites légales et réglementaires. Il faut donc vérifier le contrat, le planning et le système de modulation éventuellement appliqué. Les heures dépassant la durée normale pertinente doivent être isolées, datées et payées avec les majorations prévues par l’article 201.
Pour passer du brut au net, il faut distinguer les branches. Selon le barème CNSS consultable en 2026, la part salariale de 4,48 % correspond aux prestations sociales à court terme et à long terme, hors AMO ; elle s’applique dans la limite d’une assiette de 6 000 DH par mois. La retenue comprend généralement 0,52 % pour les prestations à court terme et 3,96 % pour les prestations à long terme. L’AMO salariale, généralement de 2,26 %, obéit à sa propre assiette et n’est pas limitée par ce plafond de 6 000 DH.
Pour un brut limité à 3 422,72 DH, l’application indicative de 4,48 % de CNSS et de 2,26 % d’AMO conduit à un net proche de 3 192 DH avant toute autre retenue licite. L’impôt sur le revenu est normalement nul à ce niveau lorsque le salarié n’a pas d’autres éléments imposables : la loi de finances n° 60-24 pour 2025 a relevé à 40 000 DH la première tranche annuelle exonérée du barème de l’article 73 du Code général des impôts, après calcul du revenu net et de la déduction professionnelle de l’article 59. Le bulletin reste déterminant pour vérifier le cas réel.
Les repas, le logement, le transport, l’uniforme ou le matériel professionnel ne peuvent pas être valorisés librement pour réduire le salaire en espèces. Toute retenue doit reposer sur un texte, une clause valable ou un avantage réellement fourni, puis être détaillée sur la fiche de paie. Une retenue globale intitulée « frais » ou « avantages » mérite donc d’être contestée si elle ne peut être justifiée. Pour le travail domestique, l’article 19 de la loi n° 19-12 interdit expressément de compter la nourriture et le logement dans le salaire minimum en espèces.