Le contrat de vente commerciale est le plus répandu. Régi par les articles 478 à 618 du DOC et par les dispositions du Code de commerce, il porte sur la cession d'un bien meuble ou immeuble en contrepartie d'un prix. En matière internationale, le Maroc est partie à la Convention de Vienne de 1980 sur les contrats de vente internationale de marchandises (CVIM), ce qui confère un cadre uniforme aux transactions commerciales transfrontalières. Le contrat de vente doit préciser les conditions de livraison (Incoterms 2020), les garanties (vices cachés, conformité), le transfert de propriété et les risques.
Le contrat de distribution est au cœur des réseaux commerciaux au Maroc. Il peut prendre la forme d'un contrat de concession exclusive, de distribution sélective ou de commission-affiliation. Le droit marocain ne dispose pas d'un cadre législatif spécifique aux contrats de distribution, qui sont régis par le droit commun des obligations et la jurisprudence. La rupture d'un contrat de distribution, notamment lorsqu'il est à durée indéterminée, donne lieu à une abondante jurisprudence sur la notion de préavis raisonnable et d'indemnisation du préjudice subi par le distributeur évincé.
Le contrat de franchise, en plein essor au Maroc, permet au franchiseur de concéder à un franchisé le droit d'exploiter son enseigne, son savoir-faire et ses méthodes commerciales. Bien qu'aucune loi spécifique ne régisse la franchise au Maroc, les parties sont tenues de respecter les obligations de bonne foi, de transparence et d'information précontractuelle. Le contrat de franchise comporte des clauses spécifiques : droit d'entrée, redevances, territoire exclusif, approvisionnement, normes de qualité, assistance technique, et clause de non-concurrence post-contractuelle.
Le contrat de sous-traitance est fréquent dans les secteurs industriel et BTP au Maroc. Le sous-traitant exécute tout ou partie des obligations du donneur d'ordre envers son client. Le Dahir n° 1-15-05 du 19 février 2015 relatif aux conditions de travail dans les entreprises de sous-traitance a posé des règles protectrices pour les salariés des sous-traitants. Le contrat de sous-traitance doit organiser la responsabilité entre donneur d'ordre et sous-traitant, les conditions de contrôle qualité, les délais de paiement et les conditions de substitution.