- délai recours licenciement abusif Maroc
- L’article 65 prévoit quatre-vingt-dix jours à compter de la réception de la décision pour saisir le tribunal d’une contestation du licenciement.
- prescription salaire impayé Maroc
- Les salaires, congés et autres créances résultant du travail sont soumis à la prescription biennale de l’article 394.
- tribunal compétent licenciement Maroc
- Le litige relève du tribunal de première instance statuant en matière sociale selon les règles territoriales applicables.
- inspection du travail licenciement
- L’inspection du travail peut tenter une conciliation et constater le désaccord, mais ne remplace pas la décision judiciaire.
- requête tribunal travail Maroc
- La requête expose les faits, le salaire, l’ancienneté, les irrégularités invoquées et le calcul distinct de chaque demande.
- conciliation tribunal social
- La procédure sociale comprend une tentative de conciliation avant l’examen juridictionnel du fond.
- appel jugement licenciement Maroc
- Le jugement peut être porté devant la cour d’appel, puis faire l’objet d’un pourvoi en cassation sur les questions de droit.
Le salarié peut saisir l’inspection du travail pour demander des documents, exposer les irrégularités et tenter une conciliation. Cette démarche est souvent utile, mais l’inspecteur ne décide pas si le licenciement est abusif et ne peut pas condamner l’employeur au paiement d’indemnités. Surtout, la saisine administrative ou une négociation privée ne doit pas être considérée comme suspendant automatiquement le délai judiciaire. Si les quatre-vingt-dix jours approchent, il faut déposer la requête sans attendre la fin des discussions ou la délivrance de toutes les pièces.
Le litige est porté devant le tribunal de première instance statuant en matière sociale, selon les règles territoriales du Code de procédure civile. Les articles 269 et suivants organisent la procédure sociale et sa tentative de conciliation. La requête doit identifier les parties, décrire le contrat, l’ancienneté, le salaire et les circonstances de la rupture, puis chiffrer séparément chaque prétention. Les indemnités de préavis, de licenciement et les dommages-intérêts ne répondent pas au même fondement et ne doivent pas être regroupés dans un montant global inexpliqué.
L’article 65 fixe un délai de quatre-vingt-dix jours à compter de la réception de la décision pour introduire l’action relative à la contestation du licenciement, en particulier la demande de dommages-intérêts pour rupture abusive. Par prudence, le salarié doit y joindre toutes les indemnités directement liées à la rupture. Les créances salariales, telles que les salaires, primes acquises ou congés impayés, relèvent pour leur part de la prescription biennale prévue par l’article 394. Cette distinction ne justifie pas d’attendre deux ans lorsque plusieurs demandes sont liées au même dossier.
Si aucune lettre n’a été remise, le salarié doit conserver les preuves de la rupture effective : message lui interdisant l’accès, retrait du badge, désactivation de son compte, constat d’huissier ou attestations recevables. Il peut demander le préavis, l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement, les dommages-intérêts de l’article 41, les créances salariales et la remise des documents. Après le jugement, un appel peut être formé selon les règles de procédure. La Cour de cassation contrôle ensuite l’application du droit, sans rejuger normalement l’ensemble des faits.