- comment calculer la pension alimentaire au Maroc
- Le calcul combine les revenus établis du débiteur, les besoins du bénéficiaire, le coût de la vie et le niveau social de la famille.
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- Il n’existe aucun barème national imposant au juge un montant ou un pourcentage fixe du salaire.
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- Le Code de la famille ne prévoit aucun plancher chiffré applicable à tous les enfants ou à toutes les épouses.
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- Les bulletins de paie, déclarations CNSS, documents fiscaux et indices patrimoniaux servent à établir les ressources réelles.
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- La scolarité fait partie de l’entretien, mais son coût est apprécié selon les besoins de l’enfant et les moyens des parents.
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- La contribution au logement des enfants peut être fixée séparément de leur pension mensuelle.
Aucun montant minimum national ni pourcentage automatique du salaire n’existe. L’article 189 demande au juge de tenir compte, avec modération, des revenus du débiteur, de la situation du bénéficiaire, du coût de la vie et des usages du milieu social. L’article 190 lui permet de confronter les déclarations aux preuves. Deux familles ayant le même nombre d’enfants peuvent donc obtenir des montants différents en raison du loyer, de la ville, de la scolarité, de l’état de santé ou du niveau de vie antérieur.
Pour établir les ressources, les documents les plus utiles sont les bulletins de paie, l’attestation de travail, les relevés CNSS, les déclarations fiscales, les contrats de location et les pièces relatives à une activité commerciale. Un extrait du registre du commerce ou des renseignements accessibles par l’OMPIC peuvent éclairer la situation d’un dirigeant. Si le débiteur prétend être sans emploi, des éléments objectifs sur ses véhicules, ses immeubles, ses dépenses ou son activité réelle seront plus convaincants que de simples affirmations ou photographies isolées.
Les besoins doivent être chiffrés poste par poste. Le dossier peut contenir le bail, les quittances, les factures d’école, les frais de transport, les ordonnances, les factures de pharmacie et les dépenses de garde. Le tribunal n’additionne pas nécessairement toutes les factures, car certaines profitent à l’ensemble du foyer. Une demande lisible distingue donc l’entretien mensuel courant, le logement, la scolarité, les soins exceptionnels, la garde et les arriérés, avec un total par enfant et par période.
À titre purement indicatif, la pratique publiée ou rapportée devant des tribunaux de première instance de Casablanca et de Rabat montre des pensions de quelques centaines de dirhams par mois et par enfant lorsque les revenus sont modestes. Pour un parent disposant de revenus confortables, avec logement coûteux ou école privée justifiée, la contribution peut atteindre ou dépasser 2 000 DH par enfant, hors logement. Cette fourchette n’est ni un barème officiel ni une prévision de résultat ; elle dépend des pièces et de la date de la décision.
Le logement provoque souvent le principal désaccord. Le père reste tenu de contribuer à l’hébergement des enfants même lorsque leur mère est propriétaire ou accueillie par sa famille, mais le juge apprécie la dépense réellement supportée et les conditions de résidence. Les frais d’école privée ne sont pas systématiquement mis intégralement à sa charge. Le tribunal recherche si ce choix correspondait au niveau de vie familial avant la séparation, s’il répond à l’intérêt de l’enfant et si les ressources disponibles permettent de le maintenir.