- documents après décès testament
- L’exécution commence avec l’acte de décès, l’acte d’hérédité, le testament et les justificatifs du patrimoine.
- homologation testament Maroc
- Une intervention judiciaire est surtout nécessaire lorsque l’acte privé, la validité ou l’étendue du legs est contesté.
- tribunal testament Maroc
- Le litige relève du tribunal de première instance, section de la justice de la famille.
- acte d’hérédité Maroc
- La waraqa al-iratha identifie les héritiers légaux et sert de base à la liquidation successorale.
- inscription legs ANCFCC
- Un legs immobilier portant sur un titre foncier doit être inscrit à la Conservation foncière pour être opposable.
- certificat de non-recours
- Ce certificat peut être demandé pour établir qu’une décision judiciaire est devenue exécutoire.
- contestation testament héritiers
- Les héritiers doivent être appelés lorsque le procès porte sur l’authenticité, le tiers ou un legs soumis à leur accord.
Après le décès, la famille doit d’abord obtenir l’acte de décès et faire établir l’acte d’hérédité, appelé waraqa al-iratha. Le testament original ou sa copie authentique doit être retrouvé et rapproché de cet acte. Le légataire doit également vérifier si le testament a été révoqué ou remplacé. Une wasiyya ne dispense jamais d’identifier tous les héritiers, car leur qualité détermine l’application de l’article 280, le calcul du tiers et les personnes susceptibles de contester l’exécution.
Il n’existe pas une procédure unique imposant, dans tous les dossiers, un nouveau jugement d’homologation après le décès. Un acte adoulaire régulièrement documenté peut servir directement à la liquidation avec l’acte d’hérédité et les consentements nécessaires. En revanche, le tribunal de première instance, section de la justice de la famille, doit être saisi lorsqu’un testament privé doit être établi judiciairement, lorsque sa validité est contestée ou lorsqu’un héritier refuse une exécution qui dépend de son autorisation.
La juridiction territorialement compétente est déterminée selon les règles du Code de procédure civile et la nature de la demande, souvent à partir du dernier domicile du défunt ou du lieu d’ouverture de la succession. Le demandeur dépose une requête accompagnée des actes utiles. Les héritiers et le légataire peuvent être convoqués. Le juge vérifie l’authenticité du testament, la capacité du testateur, la qualité du bénéficiaire, la composition provisoire de la succession et le respect du disponible.
Pour un immeuble titré, le transfert n’est opposable qu’après inscription auprès de l’ANCFCC. Le dossier varie selon qu’il existe un acte adoulaire incontesté, une autorisation des héritiers ou une décision judiciaire définitive. La Conservation demande généralement le certificat de propriété, l’acte d’hérédité, le testament, la preuve des formalités fiscales et les documents d’identité. Si une décision a été rendue, sa copie exécutoire et un certificat de non-recours peuvent être réclamés selon le cas.
Pour des parts sociales, un compte bancaire ou un fonds de commerce, les formalités changent. La banque vérifiera les pièces successorales avant de libérer les sommes. Une société appliquera ses statuts et les règles de publicité commerciale. Le testament ne suffit donc pas toujours à remettre immédiatement le bien au légataire. L’exécution correcte suppose de traiter séparément chaque catégorie d’actif et d’éviter un partage familial informel qui ignorerait les droits du bénéficiaire.