- calcul IPP accident Maroc
- Le calcul combine le taux d’IPP, l’âge, le revenu annuel retenu et le capital de référence prévu par les tables légales.
- indemnisation ITT accident Maroc
- L’incapacité temporaire est indemnisée à partir de la perte de revenus et des conséquences établies pendant l’arrêt.
- SMIG Maroc 2026 accident
- Le SMIG non agricole atteint 17,92 DH par heure au 1er janvier 2026 et peut servir de référence subsidiaire, sans remplacer la preuve du revenu réel.
- preuve salaire accident Maroc
- Les bulletins de paie, déclarations CNSS, attestations de l’employeur et relevés bancaires servent à établir le gain professionnel.
- frais médicaux accident remboursement
- Les soins, médicaments, transports et prothèses sont réclamés sur justificatifs après déduction des remboursements déjà reçus.
- préjudice professionnel accident
- L’incidence professionnelle correspond aux effets prouvés des séquelles sur le métier, l’emploi, la carrière ou la capacité de gain.
Le barème d’indemnisation d’un accident au Maroc ne repose ni sur un prix fixe de la journée d’ITT ni sur une valeur identique du point d’IPP. La loi n° 30-80 utilise notamment l’âge de la victime, son gain professionnel annuel, son taux permanent et les capitaux de référence figurant dans ses tables. Le capital retenu diminue généralement avec l’âge, ce qui explique qu’une même IPP ne produise pas le même résultat pour une victime de 25 ans et une victime de 65 ans. Le tableau légal applicable doit être consulté pour chaque calcul.
Pendant l’incapacité temporaire, le salarié produit ses bulletins de paie, une attestation détaillée de l’employeur, les relevés CNSS et les preuves des sommes réellement maintenues ou perdues. Un indépendant présente ses déclarations fiscales, factures, livres de recettes, contrats et relevés bancaires. Il faut éviter de réclamer comme perte une rémunération déjà intégralement versée. En revanche, les primes régulières supprimées, les journées non payées ou la baisse documentée du chiffre d’affaires peuvent être discutées si leur lien avec l’accident est démontré.
Pour situer les références 2026, le salaire minimum légal non agricole est porté à 17,92 DH par heure à compter du 1er janvier 2026, soit environ 3 422,72 DH par mois sur une base de 191 heures. Le salaire minimum agricole atteint 97,44 DH par journée à compter du 1er avril 2026. Ces montants résultent des revalorisations réglementaires successives et doivent être vérifiés au Bulletin officiel pour la période exacte de l’incapacité. Ils constituent une référence subsidiaire, pas un revenu automatiquement attribué à toute victime sans justificatif.
Prenons un exemple purement pédagogique : une victime de 30 ans justifie 41 073 DH de revenu annuel, soit approximativement douze mois de SMIG 2026, et conserve une IPP de 15 %. Il faut d’abord rechercher dans l’annexe légale le capital correspondant à son âge et à sa tranche de revenu, puis appliquer le mécanisme prévu par la loi. Multiplier simplement 41 073 DH par 15 % serait incomplet et juridiquement trompeur. Les souffrances, soins futurs et conséquences professionnelles doivent ensuite être examinés séparément, sans double indemnisation.
Les tableaux légaux peuvent aboutir à des capitaux ou à des rentes sensiblement différents selon l’âge, mais aucune fourchette générale sérieuse ne peut être donnée sans le revenu, la date de naissance et le taux médical. Les estimations publiées en ligne, par exemple 30 000 à 150 000 DH pour toute IPP, mélangent souvent des situations incomparables. Pour une rente éventuellement retenue dans les conditions légales, le coefficient de capitalisation et l’âge exact doivent être contrôlés. Le montant final dépend aussi du partage de responsabilité, qui peut réduire le total calculé.
Les frais d’hôpital, médicaments, rééducation, transport, appareillage et assistance sont réclamés avec prescriptions et factures. Les remboursements de la CNSS, de l’AMO ou d’une mutuelle doivent être identifiés afin de calculer le reste à charge et les éventuels recours des organismes concernés. Pour une prothèse renouvelable, le rapport médical doit préciser le prix, la durée d’utilisation et la fréquence de remplacement. Un devis isolé, sans prescription ni justification du besoin, sera plus facilement contesté par l’assureur.