- expropriation bien indivis Maroc
- L’indivision n’empêche pas l’expropriation, mais chaque héritier doit justifier sa quote-part pour percevoir l’indemnité.
- indemnité locataire expropriation
- Le locataire peut réclamer son préjudice propre s’il prouve son bail, son occupation et les pertes directement causées.
- expropriation partielle reliquat
- La perte d’accès, de constructibilité ou d’utilité économique du terrain restant doit être chiffrée séparément.
- expropriation terrain agricole
- Le sol, les arbres, l’irrigation, les bâtiments et les récoltes constituent des éléments d’évaluation distincts.
- occupation temporaire Maroc
- L’occupation temporaire autorise un usage limité sans transfert de propriété et ouvre droit à réparation des dommages prouvés.
- expropriation Marocain à l’étranger
- Un MRE peut agir par mandataire avec une procuration conforme et doit régulariser rapidement les documents successoraux ou fonciers.
Un bien indivis peut être exproprié même si tous les héritiers ne sont pas d’accord. Chaque coindivisaire doit toutefois pouvoir faire reconnaître ses droits dans l’indemnité. Lorsque la succession n’est pas liquidée ou qu’un héritier vit à l’étranger, le paiement direct est souvent bloqué et la somme consignée. Il faut réunir l’acte d’hérédité, les procurations, les pièces d’identité et, le cas échéant, les actes de partage. Une procuration établie à l’étranger doit respecter les exigences de légalisation, d’apostille ou de forme consulaire applicables.
Le locataire n’est pas propriétaire du sol, mais il peut subir un préjudice autonome. Un bail commercial opposable, une activité déclarée et des résultats comptables peuvent justifier une demande liée à la disparition du fonds, au déplacement ou à l’interruption d’exploitation. Un locataire d’habitation peut réclamer les préjudices directement établis par l’éviction, sans recevoir la valeur de l’immeuble. Le bail, les quittances, l’état des lieux et la preuve de l’occupation doivent être déclarés tôt, faute de quoi l’expropriant risque de ne traiter qu’avec le propriétaire inscrit.
En cas d’expropriation partielle, le débat ne se limite pas au nombre de mètres carrés prélevés. Le reliquat peut perdre son accès, devenir trop petit pour construire, présenter une forme inutilisable ou ne plus permettre une exploitation agricole rentable. Les dispositions de la loi 7-81 relatives à l’emprise partielle permettent de discuter l’acquisition du reste ou l’indemnisation de sa dépréciation selon la situation. Un plan réalisé par un géomètre-topographe est souvent plus convaincant qu’une simple affirmation sur l’inutilité de la parcelle restante.
Pour une terre agricole, l’évaluation doit distinguer le sol, les plantations, les installations d’irrigation, les bâtiments d’exploitation et les récoltes perdues. Les rendements avancés doivent être prouvés par des factures, déclarations, contrats de vente ou constats agronomiques. Le statut collectif, habous ou guich peut modifier profondément l’identification des titulaires et la procédure applicable. Il ne faut pas assimiler automatiquement ces terrains à une propriété melk ordinaire. L’avis des administrations compétentes peut être nécessaire avant même de discuter du montant.
L’occupation temporaire, régie par les articles 50 et suivants de la loi 7-81, ne transfère pas la propriété. Elle permet notamment des études, dépôts de matériaux, accès au chantier ou travaux limités dans le temps. Elle doit reposer sur un titre régulier et donner lieu à réparation des dommages causés. Dans le contexte des grands projets d’infrastructure préparant les échéances de 2030, l’urgence politique ou technique ne supprime ni la consignation, ni l’indemnisation, ni le contrôle du juge. Le propriétaire doit demander copie de l’acte exact invoqué.