- acte d’hérédité Maroc
- L’acte d’hérédité identifie les personnes appelées à succéder et sert de base aux démarches bancaires, foncières et judiciaires.
- adoul succession Maroc
- Les adoul établissent les actes relevant de leur ministère sur la base de l’état civil, des déclarations et des témoignages requis.
- partage amiable succession Maroc
- Le partage amiable exige l’accord de tous les héritiers capables et une forme adaptée à la nature des biens.
- mutation titre foncier après décès
- Les droits successoraux et le partage d’un immeuble titré doivent être inscrits auprès de la conservation foncière.
- procuration héritier MRE
- Un héritier résidant à l’étranger peut agir par procuration spéciale consulaire ou étrangère régulièrement formalisée.
- liquidateur succession Maroc
- Le tribunal peut désigner un liquidateur chargé d’inventorier les biens, d’apurer le passif et de préparer la répartition.
La première étape consiste à obtenir l’acte de décès auprès du bureau d’état civil compétent, puis à reconstituer l’état civil du défunt. Il faut rechercher tous les mariages, divorces, enfants et décès intermédiaires, y compris à l’étranger. Deux adoul établissent habituellement l’acte d’hérédité sur la base des pièces et des témoignages exigés par la pratique adoulaire. Le nombre et les qualités des témoins sont à vérifier auprès des adoul et du greffe selon le dossier. L’acte accomplit ensuite les formalités judiciaires applicables aux actes adoulaires.
L’acte d’hérédité prouve la qualité des héritiers, mais il ne constitue ni un inventaire exhaustif ni un partage automatique. La famille doit rechercher les comptes bancaires, titres fonciers, parts sociales, véhicules, créances, crédits, cautions et biens non immatriculés. En présence d’un patrimoine opaque ou d’un conflit, les articles 373 et suivants du Code de la famille permettent d’organiser une liquidation judiciaire. Le liquidateur désigné peut inventorier les actifs, administrer provisoirement les biens, recouvrer les créances, payer le passif autorisé et préparer le projet de répartition.
Si tous les héritiers sont majeurs, capables et d’accord, un partage amiable peut être conclu. Pour les droits réels immobiliers, l’article 4 de la loi n° 39-08 exige, sous peine de nullité, un acte authentique ou un acte à date certaine établi par un avocat agréé près la Cour de cassation, sauf disposition spéciale. Cette seconde forme est légalement prévue, mais elle ne dispense pas de contrôler les exigences de l’ANCFCC. Une opération comportant division cadastrale, mineur, procuration, origine complexe ou formalité spéciale peut nécessiter des pièces supplémentaires, voire un acte authentique selon sa nature.
Avant de choisir la forme de l’acte, il est prudent de présenter le projet à la conservation foncière compétente et de vérifier les formalités annoncées par l’ANCFCC. Un simple accord familial sous signature privée ne suffit pas à muter un titre foncier. Après le partage, l’acte d’hérédité, le titre, les certificats, les documents fiscaux et l’acte conforme sont déposés pour inscription. Le conservateur contrôle la légalité de la demande. En cas de refus, les voies de recours dépendent du motif et des règles du dahir du 12 août 1913 sur l’immatriculation foncière.