- tribunal de la famille
- La demande est examinée par la section de la justice de la famille du tribunal de première instance territorialement compétent.
- requête droit de visite
- La requête doit proposer un calendrier précis comprenant les horaires, le lieu, le transport, les vacances et les nuitées souhaitées.
- convocation tribunal
- Une adresse complète du défendeur limite les renvois causés par une convocation qui n’a pas pu être remise.
- enquête sociale
- L’assistant social peut examiner les conditions de vie des parents et remettre au tribunal un rapport concernant l’enfant.
- référé droit de visite
- L’article 149 du Code de procédure civile permet au président du tribunal d’ordonner une mesure urgente sans trancher définitivement le fond.
- mesures provisoires divorce
- L’article 121 du Code de la famille permet au tribunal de prendre des mesures provisoires concernant les enfants pendant une procédure de divorce.
- appel jugement famille
- Le délai d’appel dépend de la nature de la décision et court en principe après une notification régulière.
Lorsque le divorce est en cours, demandez immédiatement que le jugement fixe les visites et, si nécessaire, l’hébergement. L’article 184 du Code de la famille permet au tribunal de déterminer les périodes, les horaires et les lieux dans la décision relative au divorce. Si la vie commune est devenue impossible pendant la procédure, l’article 121 autorise le tribunal à prendre les mesures provisoires qu’il estime appropriées concernant l’épouse et les enfants, dans l’attente du jugement. Ces mesures sont immédiatement exécutoires par l’intermédiaire du ministère public.
Si le divorce ou la garde a déjà été jugé sans calendrier suffisamment précis, le parent dépose une requête autonome devant la section de la justice de la famille. La compétence territoriale ne se déduit pas de l’article 179 du Code de la famille, car ce texte concerne principalement le déplacement de l’enfant et sa sortie du Maroc. Elle s’apprécie selon le Code de procédure civile, la nature de l’affaire et la résidence des parties. Lorsque les parents vivent dans deux villes différentes, faites confirmer le tribunal compétent par le greffe avant tout dépôt.
La requête doit respecter l’article 32 du Code de procédure civile : identité des parties, profession lorsqu’elle est connue, domicile, faits et demandes. Elle doit surtout proposer une organisation exécutable avec les week-ends, les horaires de remise, le partage des vacances, les fêtes religieuses, le transport, les appels vidéo et les nuitées. Demander simplement un « droit de visite normal » crée presque toujours une difficulté ultérieure. La langue de travail étant principalement l’arabe, une requête rédigée en arabe ou accompagnée d’une traduction évite des demandes de régularisation.
Après l’enregistrement, le greffe attribue un numéro de dossier et une date d’audience. La convocation doit atteindre la partie adverse à une adresse utilisable ; une adresse ancienne provoque souvent plusieurs renvois. Le juge entend les positions, recherche si nécessaire une conciliation et peut ordonner une enquête sociale. L’assistant social examine notamment le logement, les conditions de remise et la relation avec l’enfant. La jurisprudence publiée sur la base Adala et sur le site de la Cour de cassation permet de repérer les solutions retenues, sans remplacer l’analyse du dossier particulier.
En urgence, deux mécanismes doivent être distingués. Pendant le divorce, l’article 121 du Code de la famille fournit le fondement familial des mesures provisoires concernant les enfants. Hors de cette situation, l’article 149 du Code de procédure civile fonde la saisine du président en référé, tandis que les articles 182 et 183 du Code de la famille donnent l’ancrage substantiel pour fixer ou réviser des modalités devenues préjudiciables. L’article 180 reconnaît le droit de visite, mais n’organise pas le référé. La mesure urgente ne doit pas préjuger définitivement le fond.
Le jugement doit être notifié par les voies légales avant de calculer un recours ou d’engager certaines mesures d’exécution. Pour une décision relevant du régime général, l’article 134 du Code de procédure civile prévoit normalement un délai d’appel de trente jours à compter de la notification, mais des règles particulières existent selon la nature exacte du jugement de famille. Vérifiez donc l’acte reçu et le dispositif auprès du greffe. Une décision mettant fin au mariage n’obéit pas nécessairement au même régime que les mesures relatives aux enfants qui l’accompagnent.