- requalification CDD en CDI Maroc
- La requalification peut être demandée lorsque le motif est fictif, le poste permanent, l’écrit absent ou les limites légales dépassées.
- CDD non écrit CDI Maroc
- L’absence de CDD écrit fait présumer un CDI selon la jurisprudence constante de la chambre sociale de la Cour de cassation.
- tribunal du travail Maroc CDD
- Le litige relève de la section sociale du tribunal de première instance territorialement compétent.
- délai licenciement Maroc 90 jours
- Le délai de l’article 65 vise la contestation d’une décision de licenciement disciplinaire régulièrement notifiée.
- prescription travail Maroc deux ans
- L’article 395 prévoit en principe deux ans pour les droits découlant de la relation de travail.
- preuves CDD abusif Maroc
- Les contrats, paies, déclarations CNSS, messages, plannings et preuves de continuité servent à démontrer la réalité de l’emploi.
Le salarié peut demander la requalification si le CDD ne repose sur aucun motif légal, s’il occupe durablement un poste permanent ou si les plafonds de l’article 17 sont dépassés. L’absence d’écrit constitue également un fondement majeur : la jurisprudence constante de la Cour de cassation, chambre sociale, présume alors un CDI. La poursuite du travail après le terme et la succession d’avenants antidatés renforcent aussi la demande. Le juge apprécie la réalité de la relation, pas seulement son intitulé.
Le litige relève de la section sociale du tribunal de première instance. La compétence territoriale dépend notamment du lieu d’exécution du travail et des règles du Code de procédure civile. Une tentative préalable auprès de l’inspection du travail peut faciliter un accord, mais elle ne constitue pas une condition générale de recevabilité de toutes les actions individuelles. Surtout, cette démarche ne doit pas faire oublier le délai judiciaire applicable au dossier.
Les pièces utiles comprennent les contrats, avenants, bulletins de paie, relevés bancaires, déclarations CNSS, courriels, plannings, badges, attestations et documents décrivant les tâches. Après requalification, la fin présentée comme une simple échéance peut devenir un licenciement de CDI. Le salarié peut alors réclamer, selon le dossier, le préavis, l’indemnité de licenciement de l’article 53 et les dommages-intérêts de l’article 41, calculés à raison d’un mois et demi de salaire par année dans la limite de trente-six mois.
Le délai de quatre-vingt-dix jours de l’article 65 doit être manié avec précision. Il vise l’action en justice contestant une décision de licenciement disciplinaire notifiée, la lettre devant d’ailleurs rappeler ce délai. Il ne s’applique pas automatiquement à toute action en requalification d’un CDD ou à toute créance née d’une rupture. Présenter ce délai comme une règle universelle pourrait conduire à une mauvaise qualification de la demande.
L’article 395 prévoit une prescription de deux ans pour les droits découlant des relations de travail. Cette prescription peut concerner des créances salariales et, selon la nature exacte des prétentions, certaines demandes liées à la requalification. La qualification retenue par le tribunal reste décisive, notamment lorsque le salarié combine requalification et contestation d’une décision disciplinaire. Concrètement, il ne faut attendre ni quatre-vingt-dix jours ni deux ans : un avocat doit identifier rapidement le délai propre à chaque demande.