- juge des référés expulsion locataire Maroc
- Le référé convient surtout lorsque l’urgence est établie et que le droit du bailleur ne se heurte pas à une contestation sérieuse.
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- La requête doit préciser les parties, le bien, les faits, le fondement juridique et chacune des condamnations demandées.
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- À l’audience, chaque partie peut produire ses preuves, répondre aux arguments adverses et solliciter les mesures utiles.
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- Le délai est généralement de trente jours au fond et de quinze jours en référé, à compter de la notification régulière.
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- L’huissier signifie le titre exécutoire, commande le départ puis organise l’évacuation dans les formes légales.
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- L’assistance des autorités doit être sollicitée officiellement lorsque l’occupant empêche l’exécution par l’huissier.
La première décision consiste à choisir entre le référé, la procédure spéciale de recouvrement et l’action au fond. Le président du tribunal de première instance peut intervenir en référé sur le fondement des articles 149 et suivants du Code de procédure civile lorsque l’urgence existe et que la mesure demandée ne tranche pas une contestation sérieuse. Le référé ne doit pas servir à résoudre un désaccord complexe sur la propriété, l’existence du bail ou d’importants travaux prétendument compensés par les loyers.
L’action commence par une requête identifiant les parties, l’immeuble, le motif et les demandes. Le bailleur peut réclamer la résiliation, l’expulsion du locataire et de tout occupant de son chef, les loyers échus, l’indemnité d’occupation après résiliation, les dommages prouvés et les dépens. L’article 32 du Code de procédure civile fixe les mentions essentielles de la requête. Le dossier est déposé au greffe du tribunal compétent, puis enregistré et appelé à une audience.
Le locataire est convoqué conformément à l’article 39 du Code de procédure civile. Il peut payer, contester la dette, soulever l’irrégularité du congé ou demander une expertise. Si son adresse est incertaine ou s’il refuse l’acte, l’huissier doit appliquer les formes légales et dresser un procès-verbal précis ; le propriétaire ne peut pas simplement déclarer qu’il est introuvable. À Casablanca, un dossier incomplet est fréquemment renvoyé, ce qui fait perdre plusieurs semaines.
Après les échanges de conclusions et de pièces, le tribunal met l’affaire en délibéré puis rend sa décision. L’appel d’un jugement au fond est, en principe, formé dans les trente jours de sa notification selon l’article 134 du Code de procédure civile. Pour une ordonnance de référé, l’article 153 du même code prévoit un délai de quinze jours à compter de la notification, sauf disposition spéciale. L’appel est normalement suspensif, sous réserve de l’exécution provisoire légalement applicable ou ordonnée.
Une fois la décision exécutoire, une expédition revêtue de la formule exécutoire est remise à l’huissier. Celui-ci signifie la décision et commande au locataire de libérer les lieux. L’article 436 du Code de procédure civile prévoit en principe un délai de dix jours après notification avant l’exécution, sauf urgence ou disposition contraire. Si l’occupant résiste, l’huissier consigne la difficulté et sollicite, par les voies officielles, l’assistance nécessaire.
Le jour de l’expulsion, l’huissier dresse un procès-verbal, constate l’état des lieux et traite les biens laissés sur place selon les instructions judiciaires et les règles d’exécution. Le propriétaire ne doit ni vendre ni jeter ces objets de sa propre initiative. Le concours de la force publique n’est pas automatique et peut ajouter deux à six semaines, parfois davantage. Après remise des clés, il reste souvent à poursuivre le recouvrement des loyers contre les revenus ou biens saisissables du débiteur.